J’ai découvert par hasard les divagations d’un illustre inconnu en mal de reconnaissance qui dans une diatribe digne d’un « pédégiste » au marché des diligences, s’est autorisé à critiquer le peuple « fang » avec une insupportable condescendance. L’innommable individu s’est piteusement abandonné à de misérables démonstrations de déférences au régime assassin de ses propres frères, conscient d’être lu par ceux-là même qu’il voulait impressionner. En signe publique d’allégeance à la secte Bongo, l’employé fédéral de l’on ne sait où, a osé cracher sur la dignité de ce noble et grand peuple aux attributs altiers. Moi le « Bapunu » du Haut-Ogouée, Chyc Polhit MAMFOUMBI, je ne pouvais rester silencieux devant un tel mépris. Alors que les braves guerriers du Woleu, du Ntem, de l’Ivindo, des rives de l’Ogooué mineur sans oublier ceux du delta de l’Estuaire, se sont offerts en sacrifices expiatoires pour conjurer les corruptions de nos pères, il ne pouvait s’entendre de telles imbécilités. Pardonnez la véhémence de mon ton car je suis outré par de pareilles offenses à la mémoire de ceux qui ne sont plus par la faute d’un tyran. L’irrévérence de ce monsieur à l’endroit du peuple du « Mvet » – Philosophie fondatrice de l’identité fang envisagée chez moi sans aucune connotation spirituelle- me provoque cette fâcheuse réaction.

Combien de mères pleurent encore un fils mort pour la nation dans ces hameaux disséminés autour de Bitam, de Médouneu et de Minvoul?

Bidzo Bi Ndong, fils d’un des clans les plus fameux aux ramifications innombrables et à la constante bravoure, est mort pour que ceux des miens aux quatre coins du Gabon, vivent autrement et mieux.

fang
Alors, belliqueux vous dites ?
Non !
Fiers sont-ils, l’honneur en promontoire!
Autocentrés et inclination pour le tribalisme pensez-vous donc?
Faux !
Déterminés à mourir pour Autrui avec une conscience profonde de leur identité intrinsèque : C’est aussi ça l’esprit du Mvet !
Depuis leur audace ce 31 août, je me sens « fang » !
Nous devrions tous nous sentir « fang »: Ces guerriers de la liberté, jusqu’au-boutistes patentés de la résistance.

Appelez moi désormais; Mamfoum’ Bi Ping.
Mi punu, mi fang, mi myéné : gabonais un point c’est tout !