La politique au Gabon ne s’exprime pas au travers des antagonismes habituels « droite-gauche » tels qu’ici en France. On est de toutes les façons les deux à la fois dans des proportions variables. Très à droite pour ce qui est du conservatisme moral et de l’exacerbation patriotique chauvine et, suffisamment à gauche, pour tout ce qui concerne les solidarités claniques de redistribution des richesses.
Fort bien.
Que s’est-il donc passé de si grave pour nous diviser jusqu’au secret de nos liens intangibles?
Ali-5
Pour répondre à cette question, il faut revenir au cœur de cette terrible nuit du 31 août 2016. Dans l’épaisseur palpable de ces ténèbres, il fallut pour l’oligarchie en place, résoudre l’équation insolvable de sa subsistance. Fallut-il donc sacrifier ces ombres habitées qui se dessinaient sur le flanc de l’Assemblée National rougi par le feu grondant de la révolte. C’est ainsi qu’une partie de ce peuple perdit son âme dans la rivière du sang de nos braves. Il eut une nuit. Il eut un jour. Il eut les aveugles de circonstances qui ne voulurent point voir l’insupportable. Il eut les sourds d’un jour, et les muets de toujours…
Le dessein mortifère d’une partie du peuple venait de s’écrire en « rouge-sang » sur le parvis de nos institutions complices.
Depuis s’opposent deux conceptions du sens de la patrie : Celle des « résistants » et celles des « émergents ». Les uns, familiers des diversions sportives et des distractions imbéciles, livreraient sans hésitation votre âme et ce qui vous reste d’esprit aux damnés de l’enfer pour sucer chacune des heures d’un septennat acquis sur les cendres de la nation. Et puis les autres. Nous. Résistants infatigables. Militants invétérés de la vérité des urnes. De la vérité du cœur.

Nous vaincrons pour le Gabon!