Voici bientôt 15 ans que je suis en France.
J’aime ce pays, sa culture, sa gastronomie.
Voici déjà plus de 10 ans de fidélité à une française, mon épouse. Je n’ai jamais opté pour l’acquisition de la nationalité française malgré tout. C’est un choix en cohérence avec mon idée de la PATRIE.
patriote
Pour moi, la patrie c’est comme une femme: On en a qu’une!
Bien entendu, on peut trouver d’autres femmes belles et agréables, cependant on se réserve à celle avec qui on a tissé un lien intangible sacralisé par le mariage. C’est ainsi que j’envisage ma relation à mon pays: une relation exclusive.
Je connais d’ailleurs bon nombre de français installés au Gabon depuis plusieurs générations qui, quoique très attachés à ce pays, n’ont jamais opté pour la double nationalité franco-gabonaise. Cet état de fait m’a beaucoup questionné durant mon adolescence.

Qu’est-ce qui poussait donc les africains à acquérir aussi systématiquement la nationalité française alors que l’inverse n’était pas vrai?

Il y avait forcément d’autres raisons sous-jacentes qui sous-tendaient cette « occidentalisation » des « noirs ». Peut-être des motivations administratives et financières inavouées…

Dans tous les cas, on ne se situerait plus dans l’altruisme patriotique et c’est fort dommage. Qui sait, peut-être qu’un jour je me ferais naturaliser français moi-même. Ce jour-là, si tel était le cas, je vous promets que je serais prêt à combattre et à mourir pour la France.
Pour l’instant, c’est pour le Gabon et rien que le Gabon que je suis prêt à consentir à ce sacrifice suprême.

L’amour pour la patrie n’est pas ce vieux truc de facho comme on aimerai nous le faire croire.

C’est un rien d’irrationnel qui sublime la notion de fraternité à une échelle supérieure. Ma détermination à chasser Ali Bongo Ondimba du pouvoir se nourri de ce sentiment. Ali Bongo a tué des jeunes hommes qui comptaient parmi ceux de ma famille. Non pas ma famille de sang ou d’armes, mais ma famille de PATRIE. Vous comprenez?