Certains sont de purs politiques, des stratèges reconnus de la discipline des calculateurs invétérés et manipulateurs exercés. D’autres comme moi, ne représentent que le petit peuple, celui qui fait fi des discussions de basse-cours dans les arcanes du pouvoir.
Nous ne sommes pourtant pas dupes et très conscients des règles du jeu politique…

Je suis et je demeure un gabonais éclairé, conscient de sa responsabilité citoyenne face aux enjeux sociétaux d’un monde en mutation. Un monde où la redistribution des richesses doit désormais obéir à des règles communes à tous et garanties par des institutions fortes et justes. Il est mondialement reconnu qu’il y a au Gabon une catégorie d’individu qui parce qu’elle détient -pour le moment- la force armée, impose au reste de la population ses choix, ses volontés et mêmes ses lubies distractives.
Voici ce contre quoi je m’insurge, voici pourquoi je me bats avec toute la hargne d’une âme écorchée mais gardée intacte. Aucune défection, aucun stratagème ethnicisant comme la sortie racoleuse de Ben Moubamba à Kinguélé (Cf. http://gaboneco.com/sortie-de-bruno-ben-moubamba-qu-est-il-… ) ne viendront me faire dévier de cette lutte pour la justice, pour la mémoire de ceux qui ont été sauvagement assassinés.
Je refuse que sous prétexte de la « réal-politique » l’on soit interdit de penser librement, enfermé pour ses opinions, assassiné pour ses choix. Tel est l’enjeu qui détermine mon combat contre le régime criminel d’Ali Bongo.
Même si par quelques circonstances malheureuses il advenait que le Président Jean Ping acceptait de saisir la main tortueuse du Dictateur (En politique, il faut s’attendre à tout) je resterai arrimé à mes valeurs, déterminé dans ce combat.

Autrefois je racontais des histoires pour changer le monde, aujourd’hui je les raconte pour que le monde lui, ne me change pas…

Il est donc essentiel que chacun fasse le point sur ses motivations réelles, dès maintenant, car le chemin qui nous mènera vers la liberté et long et rocailleux.
Acceptez-vous que ce régime continue pendant 7 ans de vous emprisonner, de torturer vos fils, de violer vos filles, d’assassiner vos frères et sœurs pour leurs idées? C’est ce à quoi Ali Bongo est déterminé à nous faire subir. Il a sorti ses chars et avions de chasses, ses milices encerclent la ville. Nous n’avons plus d’autres choix que de lutter jusqu’au péril de nos vies, pour que nos enfants aient la chance enfin de grandir libres.

Monsieur René Ndemezo’o Obiang, cette lutte conduit parfois au sacrifice de sa vie, c’est une vision christique que nous chrétiens souhaitons incarner : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera ». C’est ce qui fait la différence entre un Patrice Lumumba et tant de véreux « défectionnaires » comme vous. C’est paradoxale, mais je s

ouhaite pourtant au Président Jean Ping d’autres défections comme celle là. C’est une belle opportunité d’épurer son équipe des brebis galeuses qui l’encombrent et le trompent (L’épisode du recours auprès de la Tour de Pise étant la preuve la plus manifeste). Moins il sera entouré de ses politicards, plus il aura la diaspora, les intellectuels, le peuple gabonais avec lui.
C’est tout le bonheur que je lui souhaite

.

Bye-bye Ndemezo’o !

Nous autres, attelons nous à la tâche, Libérons la Liberté

!!!

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