Si vous me trouvez un peu véhément, un peu trop sec, trop dur ces derniers temps envers les « croyants », les « artistes », les « intellectuels » complices de ce régime criminel, c’est que j’ai au dedans des tripes, la même colère que l’Abée Pierre qui me saisi. Je veux renverser comme lui les étales de ces marchands du temple qui commercent sans vergogne sur le parvis de ma nation. Je suis de chaire et d’émoi et il me monte des grumeaux de sang au front qui s’épanche sur ma bouche d’où s’échappe un cri d’abée.
Je le pousse ce cri avec toute la force de mon cœur, pour changer les cœurs de mes semblables passifs témoins de la misère des autres. Je veux les emmener à cette compassion fondatrice de l’humanité dont ils se targuent pourtant. Je leur crie encore et encore en face jusqu’à ce qu’ils fuient les postillons d’une âme écorchée, qu’ils n’osent plus regarder dans le miroir de mes yeux ensanglantés l’image d’eux sanguinaires s’ignorant.
Et s’ils obturaient irréversiblement l’oreille de leur conscience, ignorant jus qu’aux cris de la voix de leur mère, je continuerai malgré tout à à crier tant et tant pour que jamais leur passivité morbide ne m’atteigne un jour.

 

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