SYNTHÈSE DE TOUTES CES VÉRITÉS QUI SE RÉVÈLENT AVEC LE TEMPS

Toutes ces Vérités qui ont mis la Jeunesse d'Accord et dont on se souviendra à jamais. Elles avaient irrité, énervé, fâché plus d'un, et pourtant, ce n'était que la Vérité. Plus que jamais, l'Histoire s'en souviendra, la Jeunesse s'en souviendra, Nos aînés s'en souviendront, l'Opinion Publique s'en souviendra et le Chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba par dessus tout, s'en Souviendra, puisqu'il approuva. Vidéo à regarder jusqu'à la dernière minute et à partager si possible, pour que nul n'en ignore… #JeuneGarde #Souvenirs #Vérités #Réalité

Publié par Vivien Patrice Lloyd Amos Makaga Péa sur mardi 28 février 2017

Comment faire du neuf avec du vieux?
Vivien Amos Péa nous apporte la réponse par une logorrhée digne d’une miss Gabon piquée au vif.

V’a t-il pas que le « bon grand » enfonce des portes ouvertes en téméraire rebelle, affirmant sans sourciller et avec une rare véhémence que l’eau mouillait que le feu brûlait et que, accessoirement, la jeunesse gabonaise était prisonnière des « malus mentors, ces obscurantistes personnages qui nourrissent secrètement des velléités hégémoniques« . Rien que ça…
Sa démonstration est frappante d’évidences, qui pis est sa rhétorique d’un autre temps avec des « distingués camarades » déclamés en salves spasmodiques donnant au discours une patine marxiste postcoloniale d’antan. En tendant l’oreille on pourrait bien même entendre en rumeur sournoise derrière les respirations du discoureur, la propagande chantée du parti unique de papa Omar.

« Bongo l’a dit dans son petit livre vert
Tous unis dans un pays prospère
Ohého
Chantons le Gabon nouveau
Ohého
Avec Alain-Bernard Bongo »

L’inféodation permanente de la pensée du Secrétaire Général de l’UJPDG  au Vénérable Illustre Suprême et Distingué Camarade Ali Bongo, confère à son discours un air de danse nuptiale affligeant. On n’y voit rien d’autre qu’un jeune leader empêtré dans une énième chamaillerie de prétendants à la basse cour présidentielle, s’offrant une joute orale avec les barons de la nomenklatura  qui l’ont fait prince. Ce n’est donc que du verbiage intra-muros « pédégo-pédégiste » sans intérêt pour le commun des gabonais.

Pas tout à fait… Je suis beaucoup trop sévère avec le distingué camarade Vivien Amos PEA.

Je manquerai de probité intellectuelle si je m’arrêtai à cette sentence ferme.

Je suis obligé à ce stade de l’analyse, de souligner la qualité de la critique précise adressée à ceux de ses camarades qui se regardent toujours dans le miroir déformant de leur 4X4 rutilants,  avec un mépris pour cette jeunesse désœuvrée et déscolarisée.

Il aurait fallu pour donner plus de crédit à cette sortie remarquée, que l’impertinent SG tende le même miroir à son Immaculé Président pour que ce dernier  enfin,  se regarde en face et voit dans le reflet du vitrail de ses yeux rougis par la cupidité, les fantômes de ceux qui ne sont plus, tombés sous les armes de sa milice. Ils avaient tous un nom. Il s’appelait Axel, il s’appelait Junior, ils appelait Jeunesse Sacrifiée. Ils étaient jeunes. Ils sont tous morts assassinés par la main d’Ali Bongo Ondimba.

Mais je vous comprends cher Vivien, vous n’aurez pas pu le faire…
La terrible nuit du 31 août 2016 n’avait pas eu lieu encore au moment où vous prononciez ce discours. Donc je vous ménage un peu.

Cependant.

Votre silence au lendemain des élections alors que vous étiez le témoin privilégié du  sacrifice odieux de vos jeunes frères sur l’autel de la perpétuation du pouvoir de votre fameux Camarade Hautement Distingué, vous disqualifie vous et vos jeunes camarades de l’UJPDG aux yeux de la jeunesse consciente pour nous donner des leçons de patriotisme et de probité morale.

Sans une prise de position claire  de votre part par rapport aux évènements qui se sont déroulés entre le 27 et le 31 août 2016, vous êtes et serez toujours le portevoix d’un système liberticide et tyrannique.

Je ne pense pas que vous aurez le courage de me répondre sans vous dévoiler un peu. Ni vous, ni vos fidèles caporaux qui ululaient à chacune de vos phrases ne le feront pas eux aussi. Me répondre,  vous obligerez à  honnir les criminels qui ont  ordonné ce massacre au QG de Jean PING . Cela reviendrait à accuser Ali Bongo votre maître or, vos concurrents au sein du PDG n’attendent que ce faux pas pour vous anéantir. Ils savent que vous n’aurez pas le courage de votre conscience. Eux, la leur, ils l’ont depuis enfoui six pieds sous terre dans les abysses ombreux d’un ésotérisme inquiétant.
Il vous reste donc désormais deux choix : Vous muer dans un silence bavard et coupable ou, oser le sacrifice expiatoire de la fonction en vous désolidarisant de ce régime criminel.

 

 

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