Le 30 novembre 2016 (cf ci-dessous), j’étais d’avis de feindre une participation aux législatives pour d’une, part discréditer aux yeux de la communauté internationale le régime d’Ali Bongo, et d’autre part, obliger l’UE à appuyer nos efforts de résistance.
Aujourd’hui beaucoup d’eau à coulé sous les ponts:

  • L’UE (Communauté Internationale) a clairement mis en doute la
    légitimité  d’Ali Bongo en adoptant une résolution contre lui (En savoir plus);
  • L’UE a interpellé l’ONU pour qu’une enquête sur les crimes d’Ali Bongo soit enfin dépêchée au Gabon (En savoir plus);
  • Le préposé aux soubrettes diplomatiques du potentat équatorial Moubelet Boubeyat, est allé informer implicitement le Secrétaire de l’ONU de la continuation de la crise électorale (En savoir plus)
  • Par ailleurs, Billie By Nzé, la clapotante jactance articulée du régime, a fermé avec l’insolence qui le caractérise la porte à  l’U.E pour l’accompagnement dans l’organisation des élections.

Il est donc  indéniable que les objectifs stratégiques escomptés ont très largement été atteint.
L’UE a depuis prit ses responsabilités même s’il est vrai que l’on souhaite qu’elle aille jusqu’au bout de sa démarche en traduisant sa résolution contre le régime d’Ali Bongo en sanctions efficientes. La participations aux législatives pour toutes ses raisons n’a plus de raisons d’être.

C’est donc avec la plus grande détermination et sans aucunes hésitations que je rejoins Laurence NDONG contre une participation aux législatives. Des législatives organisées par ce régime de voyous à la solde du clan Bongo et sans observateurs internationaux sérieux, ne seront qu’une énième farce électorale.

***RETOUR SUR L’ARTICLE INITIAL PUBLIE LE 30 NOVEMBRE 2016 ***

Cet article traduit mon point de vue sur les prochaines législatives.
http://gabonreview.com/blog/calendrier-electoral-faut-aller-aux-legislatives/

UN OUI QUI VEUT DIRE NON PLUTÔT QU’UNE CHAISE VIDE

Par culture socratique, quoi que je ne partage pas entièrement le point de vue de ma triple sœur -En Christ; en patrie; et en résistance- Laurence Ndong, il me fallait cependant relayer son message ici sur mon mur.

Laurence a tout à fait raison lorsque quelle affirme que prendre part aux élections législatives organisées par l’oligarchie des BONGO, signifierait implicitement reconnaitre ce régime inique. Ce serait en effet une erreur grossière que de céder aux sirènes des législatives telles que proposées. Rappelez-vous de l’épisode qui nous a conduit à la contestation des résultats de la présidentielle auprès de la « Tour de Pise »… C’est une évidence: Tant que le fils BONGO régnera en autocrate absolu sur notre armée et nos institutions, les élections demeureront corrompues.

Que nous nous faut-il donc faire alors une fois que l’on a dit cela?

Malgré le jeu parfois trouble de certaines chancelleries, la communauté internationale reste un partenaire de choix dans notre combat. Il nous faut absolument composer avec elle, c’est aussi là une évidence…
A moins de destituer par les armes Ali Bongo, nous n’avons pas d’autres choix que d’explorer les autres options qui permettront d’établir un rapport de force plus contraignant. Face à cette milice déguisée en armée loyale, il faut opposer un autre rapport antagonique plus coercitif. La communauté internationale peut jouer cette fonction.

Ce n’est finalement qu’une de gradation de notre réponse dans le temps…
Rien n’indique que nous ne soyons pas obligés à un moment donné à nous montrer plus ferme, plus virulent dans nos actions .
« Nous attendons avec beaucoup d’intérêt la publication du rapport final de la mission d’observation électorale de l’Union européenne« , avait indiqué le ministre des affaires étrangères français Jean Marc Ayrault.
Et d’ajouter : « Ce rapport sera publié et j’espère qu’il sera l’occasion d’une évaluation précise des raisons qui ont conduit aux doutes exprimés sur les résultats. J’espère qu’il sera également utile pour avancer sur la façon de redonner confiance au peuple gabonais dans ses institutions électorales« .

Il est désormais établi que nous peuple gabonais n’avons plus confiance dans nos institutions. Nous ne sommes pourtant pas naïfs  au point d’accorder un blanc-seing à cette fameuse communauté internationale aux avis changeant. Nous devons comme elle -La communauté internationale- ruser et user à souhait de cette diplomatie intéressée.
C’est donc uniquement pour des raisons de stratégie communicationnelle que je crois, qu’il nous faut participer à ces législatives, à l’UNIQUE condition qu’elles soient organisées par la communauté internationale. Je pense d’ailleurs que cette proposition sera contenue dans le rapport de l’U.E attendu pour le 7 décembre.

Ali BONGO va sans aucun doute refuser cet affront à la pseudo-souveraineté de son état fantôme en se réfugiant dans de poisseuses thèses « panafricanistes » rafistolées. Ce ne sera dans ce cas là plus seulement devant le peuple gabonais qu’il fera face, mais aussi devant la communauté internationale prise de faite, à partie. Pendant ce temps, nous autres téméraires résistants, entretiendrons cette crise institutionnelle durablement certains d’être dans notre « bon droit ».
Si cependant, par un surprenant miracle, Le Fils d’Omar acceptait les règles du jeu tels qu’édictées plus haut, ce serai déjà pour nous déjà une victoire, car il signerait par là, un cinglant désaveu à sa légitimité en tant que chef d’un état souverain. Après cela, nous aviserons et proposerons d’autres actions que je ne vais pas vous dévoiler ici pour des raisons évidentes de stratégie.

OUI DONC AUX LÉGISLATIVES,pour donner à notre combat une légitimité internationale indiscutable.

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