Le terme « tabou » est utilisé pour désigner tout interdit portant sur l’évocation d’un fait ou d’un sujet. Il peut donc indiquer une personne ou un système qu’on ne peut critiquer et mettre en cause comme une vénérable institution, fusse-elle de Pise ou de pisse. 🙂

L’énième forum  post-électoral du clan Bongo présenté comme inclusif et sans tabou dénote en réalité la « folâtrerie » manifeste dont sont épris ses initiateurs.
Comment en effet, imaginer qu’une discussion se voulant débarrassée de tout interdit puisse être réduite au seul périmètre de vérités de La Palice sous-tendues dans ces quatre rubriques magistrales?

  • Réformes des institutions,
  • Consolidation de l’État de droit,
  • Consolidation de la paix,
  • Consolidation de la cohésion sociale,

Faut-il tout ce temps pour se convaincre de sa forfaiture et consacrer autant d’énergie à parloter d’évidences mille fois éculées lors de précédents rendez-vous similaires stériles (Accord de Paris, Accord d’Arambo, etc)?

La véritable question est de savoir si pendant ces babillages de politicards il serait possible d’évoquer sans circonvolutions la mise en examen déshonorante en France, de Marie Madeleine Mborantsouo, la gardienne du temple de fameux « Etat de Droit »?
Serait t-il possible d’évoquer aussi  les contradictions de cette  justice à deux vitesses, dure avec les sans-nom, généreuse avec  la grande sœur d’Ali Bongo dont les preuves de l’enrichissement illicite ne souffrent d’aucunes contestations?
Est-ce que des participants seraient autorisé à demander une lecture du rapport de l’UE européenne qui souligne les nombreuses irrégularités et l’illégitimité d’Ali Bongo?
  «Des participants pourraient-ils décider d’une période de transition de deux ans par exemple à l’issue de laquelle serait organisée une nouvelle élection sous supervision internationale ? Des participants pourraient-ils obtenir la révocation des responsables actuels des institutions électorales et leur mise à l’écart définitive de tout contrôle du processus électoral ?». Sera-t-il possible de parler des violences meurtrières, d’une froide efficacité, ayant eu lieu entre le 31 août et le 4 septembre, ces cinq jours de folie meurtrière, d’outrances et d’escalades de toutes sortes ? Sera-t-il possible de parler de Bertrand Zibi et de Landry  Amieng  Washington qui croupissent dans les geôles du pouvoir depuis six mois ? s’interroge Jacques Igoho, ancien ministre de la Justice et Médecin-Général de la Santé militaire à la retraite.
«Bien sûr que non !» conclut-il. (Sources: Gabon Review)

Quand on me dit souvent « sans tabou » je me demande toujours pour qui?

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