Je ne me suis jamais intéressé à ce dandy complexé de la politique gabonaise comme d’ailleurs la plupart de mes concitoyens qui ont  toujours déconsidéré ses affligeantes gesticulations « facebookiennes » de pleurnichard mal aimé. D’ailleurs pour illustrer mon article qui consacre pourtant son insignifiance politique, je ne lui ai pas fait ce plaisir narcissique espéré de figurer en tête de gondole sur mon blog. J’ai préféré à sa trombine de Kojak et aux fariboles désincarnées d’un affamé perpétuel,  l’antithèse majestueuse au port altier d’un Pierre Mamboundou conquérant, qui est à ce dernier ce qu’est le « mubatsi » (Pagne noué en guise de slip) est au « marami » (Terme punu intraduisible en langue française) , c’est à dire: Un égard de dignité constante.


Danseurs de Ikoku vêtu de « mubatsi »

Sans faire de la psychologie de comptoir, il est notoire de constater que Bruno Ben Moubamba souffre probablement d’un terrible complexe d’infériorité et d’un besoin maladif de reconnaissance.  Il fait parti de cette frange d’enfants de « mackaya« qui n’ont eu pour seule raison d’existence que d’entrer enfin dans l’ombre de la lumière des « fils de« . Agité comme un « ngotu » (poisson chat) dans un « ponzi » (panier), le garnement de Ndendé maltraité par une teigne mystique qui aura eu raison de sa tonture, est aujourd’hui devenu un « grand quelqu’un« . Et voici qu’en  « nègre » affranchi il se pavane avec suffisance devant les quelques indigènes ignares de Mouila, sa « ibamba » (Femme blanche) en pendentif accrochée à la taille comme le trophée d’un danseur d’Ikoku de Moabi.  Pour sacrer celui qui l’aura fait sous-chef en chef des  zéros pour cent, le parvenu ira jusqu’à cracher sur la tombe de nos frères en nous reprochant de commémorer leur sacrifice.

Marche de commémoration à Libreville pour les gabonais tombés sous les balles d’Ali Bongo

Pour lui, nous ne sommes que de grands sensibles trop attachés à la justice.
Pour lui, la vie de nombreux jeunes gabonais vaut bien moins qu’une station flambeau neuve de pressage de noix de palme, qui enrichira toujours les mêmes tributaires.
Pour lui, le piétinement de nos valeurs bantus comme le respect dû aux morts, n’est qu’une lubie désuète de contestataires du Trocadéro instrumentalisés par d’hypothétiques politicards omnipotents.
Pour lui, sa furtive grève de la faim valu mieux que la grève sans fin de ces 807 enseignants révoqués dont les enfants meurent aujourd’hui de faim.
Pour lui, la rationalité c’est se soumettre intellectuellement et moralement au choix du plus fort qui s’impose par le fer et par le feu.
Pour lui, 50 ans d’Ali avec l’huile rouge d’Olam en substitution à l’or noir d’Omar est une proposition convenable qui justifie l’assassinat de ces indignes fangs suspicieux.

A lire: Moubamba demande au Gabonais d’accepter « Ali » comme président 

En punu patriote je ne peux oblitérer plus longtemps cette terrible vérité désespérante qui dénote un tribalisme latent chez ces « bilops » de bas-étage qui ont pour les fangs, une déconsidération manifeste. Qu’on le veuille ou non, ce sont des jeunes fangs que Ali Bongo à fait massacrer comme s’il fallut éradiquer de la terre cette race impure. Quels bapunu accepteraient de voir leur villages ravagés par une horde de miliciens brutaux ayant reçu pour ordre d’abattre méthodiquement avec une précision chirurgicale, les plus vaillants de leurs jeunes frères.
J’entends certains murmurer des indignations prudes dans leur barbe épaisse…
Ils me reprochent en hypocrites vierges effarouchée de revenir sans cesse à cette considération ethnique. Il faut être complètement naïf ou totalement sot pour ne pas tenir compte de cette réalité constitutive des relations géopolitiques de notre pays. C’est cette réalité qui explique pourquoi pour se rendre à Mouila chez les punus, ce soit ce néo-émergent de Tchibanga qui fut choisi pour officier au côté du souverain maître téké, comme pour lui donner une légitimité tribale qu’il n’aurait pas sans cela.

En intellectuel libre je me devais d’étudier ce phénomène qui est une vérité structurante de la vie politique gabonaise. C’est une réalité que j’envisage comme étant une richesse dès lors qu’à contrario de Bruno Ben Moubamba, on consente sans tergiversations à choisir la Nation au-delà du clan et des intérêts égotiques.

Bruno Ben Moubamba est le symptôme d’un tribalisme pervers narcissique et complexé.

C’est en punu accompli issu du Haut-Ogouée que je continuerai à combattre les assassins de mes frères fangs à côté de mes frères, nzébis, mieynés, obambas, kotas, tékés, eshiras, etc. Le seul mérite d’Omar Bongo aura été de fortifier ce lien indéfectible entre les tribus que son indigne présumé fils détricote avec la perversion d’un « biafrais » revanchard.
Mes frères, n’acceptons pas le dictat d’un mercenaire qui  a choisi de nous soumettre aux intérêts obscures de commanditaires étrangers.
Le 15 avril soyons nombreux et déterminés au grand meeting convoqué par le Président Jean PING pour renverser l’occupant et sa légion étrangère!
Gabon d’abord! Vive le Gabon!