Vous souvenez-vous  de ces fameux cours de science d’observation dispensés à l’école à l’occasion de sorties scolaires ou d’expérimentation en classe?

On devait tirer par nous-mêmes des conclusions suite à l’observation d’un objet, d’un animal ou d’un phénomène. C’est comme ça par exemple qu’on a pu vérifier la réalité de la métamorphose des grenouilles, même si subsistaient quelques doutes sérieux chez certains de nos camarades complotistes avant l’heure, qui en raison de l’étrangeté de la couleur verdâtre de l’eau du bassin, soutenaient mordicus l’hypothèse d’un maléfice jeté par une sorcière 😉 .
Était-ce aussi un peu à cause de ces possibles élucubrations abracadabrantesques que j’aimais autant cette discipline qui à n’en point douter, favorisait l’imagination et la confiance en soi?
Je ne saurai vous dire. Je découvris cependant la satisfaction d’accéder enfin à cette fameuse  connaissance empirique. Ce savoir acquis par sa seule expérimentation, fusse-t-elle positive ou négative me procurait tant de joie. Il différait tant de cette autre connaissance encyclopédique plébiscitée par le système académique parce que plus facilement quantifiable et qualifiable.

Le père Omar avait pour lui l’honorable  connaissance empirique des seuls vieux sages du village. Fruit d’une très longue et scrupuleuse observation des us et croyances des ethnies du Gabon, il maîtrisait cette approche pifométrique qu’il avait fini par érigée en méthode de gouvernance. Il avait en cela, un sixième sens, reconnu par tous ceux qui l’avaient côtoyé, amis proches ou adversaires politiques. Malheureusement, ce savoir empirique au lieu de l’utiliser à des fins utiles pour les gabonais, il l’a dévoyé pour servir d’autres intérêts et engraisser le dauphin qu’il s’était choisi malgré lui.


Ali Bongo, n’a jamais eu ce sens naturel de l’observation et malgré des études moyennes de droit à la Sorbonne (Paris), il n’a jamais pu compenser cette absence de pif . Pour pallier ce déficit, il s’est entouré sur les conseils de son épouse, d’un redoutable conseiller: Le Professeur Guy Rossantaga.
Fort de ses compétences multiples, Le nouveau Secrétaire de la Présidence, organise avec l’aide d’un cabinet renforcé, la seconde phase « douce » de confiscation du pouvoir.
Avec la malignité d’un Machiavel, il avance chaque pion comme sur un échiquier, parfois un fou  (Claude Billie By Nzé et ses sottes provocations), parfois une tour (Celle de Pise qui n’est plus à présenter), parfois un cavalier (Une énième promesse chevaleresque), parfois la reine ( Sylvia Bongo et ses insupportables gesticulations misérabilistes) et plus rarement, le roi (Ali Bongo, devenu pape du dialogue depuis). Guy Rossantaga n’est pas une bête politique à l’image de ces pachydermes de l’opposition et du PDG. Amoureux de littérature et de connaissances transverses, il est bien plus que le malingre juriste aux fonctions administratives étendues. C’est la désormais éminence grise qui officie en lieu et place du convalescent Gepetto maître vaudou du Dahomey.

Très tôt, j’ai toujours préféré les chemins prolifiques de la pensée aux mécanicismes cérébraux de la culture universitaire. A quoi sert-il de se souvenir de la racine carré de 99.3% si l’on ne sait pas voir dans un dialogue de marionnettiste la réminiscence d’une énième et grossière manipulation. Jean-Pierre Rougou et les autres transfuges de l’opposition, ne font que confirmer la loi de Paréto (ou loi des 80-20) qui dit que environ 80 % des effets sont le produit de 20 % des causes.

Cet éminent économiste italien va établir un principe d’observation qui va fonder un principe empirique que je traduis pour nous ainsi: 20% de résistants (la cause) vont produire 80% de résultats escomptés (effets). Nous sommes en effet la cause du prolongement de la crise politique (En particulier,les activistes de la diaspora), et le reste des gabonais qui critiquent sans bouger font partis des 80% de « causes sans effets« . Ce sont les fameux  adeptes du « On va encore faire comment? » et de son corollaire « Mais Ali est déjà installé gué« . La méthode ABC suggéré plus tard par le qualiticien Joseph Juran, permettra de mieux distinguer entre eux, ceux qui font parti des « émergents » convaincus et les autres éternels  « cocus » doloristes de l’oligarchie.

Conclusion

Je sais que ce que j’écris, n’est pas accessible au plus grand nombre, mais j’estime qu’il nous faut osé un peu plus d’analyse dans ce combat pour ne pas nous crisper à chaque soubresaut et défections dans l’opposition. Il nous suffit seulement de réapprendre à observer comme au cour élémentaire pour voir combien ce qui se passe actuellement, est si prévisible. Pas besoin de faire Science Po ou l’ENA pour anticiper les intrigues de Télé Novéla du Pr Rossantaga. Une fois le 10 mai passé, les illusions des « dialoguistes » se seront très vite sévaporeées, et pour nous le glas de la résistance.  Ce sera l’heure d’autres combats sous des formes toujours aussi pacifiques mais par des moyens bien moins attendus.
Résistons donc sans nous laisser distraire par ces 80% qui se trémoussent depuis l’annonce de cette orgie verbale et la promesses de « dolôs »attendue.
Parfois silencieux s’il le faut, parfois bruyant quand c’est nécessaire, mais toujours déterminés.
Résistons mieux! Résistons, intelligemment!
Vive le Gabon!