Aujourd’hui nous allons célébrer la fête du travail en prenant congé de lui.
C’est étrange n’est-ce pas?
Des travailleurs qui se sont battus pour avoir le droit de se reposer de leur labeur, cela m’évoque naturellement le jour du sabbat institué dans la bible comme journée consacrée à la commémoration du repos divin et à la consécration du congé humain.
Je trouve amusante cette concomitance entre la quête de l’homme débarrassé du sentiment religieux (Prolétaire communiste) et le projet biblique pour la créature faite à l’image de Dieu (Genèse 2:2 et Exode 20:11). Bien qu’il est heureux que toutes ces règles sociétales bibliques ne soient plus appliquées de nos jours (Je hais les théocraties et les « charias » sous toutes leurs formes) elles indiquent malgré tout, un « bon sens » dont on pourrait parfois s’inspirer. Il faudrait pour cela les vider avant tout de leurs « archaïsmes » en les passant au travers du tamis de l’herméneutique. C’est d’ailleurs dans la culture réformiste protestante évangélique d’étudier les Saintes Écritures à la lumière d’une intelligence renouvelée par l’Esprit Saint. C’est ce qui nous permet d’accéder à leur universalité et à leur intemporalité. C’est aussi cela sans doute, qui nous permet de rencontrer avec respect et amitié ceux qui diffèrent de nous.

« Si je diffère de toi loin de te léser je t’augmente » Saint Exupéry

1 er mai, oui mais, qu’est-ce qu’on fait après pour travailler et profiter ensemble du fruit de notre labeur?
La question reste posée et pendant ce temps de réflexion, je vais cueillir cet artefact d’un paganisme résiduel indolore au « Vivre Ensemble« .