A force de voir s’agiter Ali Bongo, j’arrive mieux à cerner sa psychologie. Ignoré par le père qui préférait sa sœur Pascaline, le « p’tit gros » cherche désespérément l’amour de son papa dictateur. Alors il fait tout pour lui ressembler. Son obstination a conserver dans la constitution la possibilité d’être re-élu à vie,  préfigure un projet bien personnel de dictature ad vitam aeternam. Il ménage depuis les hauts gradés de l’armée pour s’assurer leur faveurs, et donne des gages aux dictateurs voisins (Sassou, Kabila, Biya et Obiang Nguéma) pour qu’ils le laissent tranquille dans sa quête freudienne de surpasser son père. Pour sa thérapie personnelle, Ali Bongo prend donc en otage tout un peuple.

Le « p’tit gros » a beaucoup souffert que  son pater ne l’ait jamais désigné directement comme son dauphin, préférant sa sœur à l’époque marié à Jean PING. C’est un peu comme si l’enfant illégitime qu’il serait, n’avait jamais été accepté par leur père. La question épineuse de ses multiples actes de naissance cache un secret bien plus lourd qu’une adoption supposée au Biafra… Le départ précipité de sa maman  Joséphine Kama quelques temps après sa naissance aux États-Unis, ouvre beaucoup d’interrogations sur histoire familiale trouble. La haine virale qu’il a pour son ex beau-frère Jean Ping s’explique par la relation que ce dernier avait avec Omar Bongo.
Je ne veux pas vous perdre dans les méandres de cette pâle copie de Dallas car cela ne nous intéresse pas. Je veux simplement vous dire, qu’aucunes mesures conventionnelles ne fera partir Ali Bongo. Ni aujourd’hui, ni demain, ni en 2023, ni en 2030. C’est un fait. La conclusion de son dialogue qui sacre la monarchie présidentielle dit tout de son intention à s’imposer à nous, à nos enfants jusqu’à ce que mort s’en suive.

Aucunes mesures conventionnelles ne fera partir Ali Bongo

Je suis par nature pacifiste. Je crois en effet que le sang appelle le sang…
Cependant, je crois aussi qu’il nous faut adapter notre réponse aux enjeux actuels fort du rapport de force qui s’impose à nous avec une virulence accentuée. Nous devons penser notre résistance en envisageant la confrontation avec des moyens plus tangibles. Les efforts que nous consacrons à organiser la résistance par l’information, nous devons les consacrer à d’autres formes d’organisations. Nous entrons dans une étape dont nous ne connaissons pas l’issue. Je sais juste que tous les ingrédients sont là pour l’implosion violente. Une dictature de plus en plus violente et injuste, une crise économique persistante, une jeunesse désœuvrée.  La fin de ce dialogue sonne le glas des dernières possibilités de résolutions pacifiques de ce conflit.

Nous entrons dans une étape dont nous ne connaissons pas l’issue

La réponse militaire à toutes les manifestations pacifiques de l’opposition et de la société civile dénote une volonté d’imposer un régime totalitaire sans concessions. L’opposition achetée à coup de pers-diems généreux n’est donc que le cache sexe d’une dictature qui s’assume chaque jour un peu plus.
Faut-il alors répondre au feu par le feu?
Faut-il maintenant envisager une réponse armée qui sèmerait définitivement le chaos?
Faut-il rendre coup pour coup à ces émergents qui insultent la dignité de nos frères assassinés?

J’espère que nous trouverons d’autres alternatives plus en accord avec nos valeurs et notre éthique chrétienne. Il ne faut cependant ne pas s’interdire de réfléchir à toutes les options.
Parfois un sacrifice utile vaut bien que de nombreux martyrs vains. Nos morts doivent avoir maintenant une résonance plus forte. Les Bongo père et fils ont massacré en 50 ans un nombre considérable de gabonais et c’est la mort de Rendjambé seule qui aura eu une incidence déterminante pour nous.
Sommes nous prêt à mourir comme lui malgré nous?
Je réponds oui pour moi, sans hésitation!
Résistance! Résistance! Résistance!