Nous sommes dans la configuration d’une guerre de tranchée durant l’accalmie: Les états généraux affinent leur stratégie, la logistique réévalue ses moyens et réapprovisionne le front. De temps en temps, des tirs de semence sont donnés pour indiquer seulement à l’ennemi sa présence aux aguets. Il y a cette odeur de terre mouillée mêlée à celle des impudiques discrétions de mistinguette -Tata Huguette- et des ululements de chiens en quête de maître (Épisode des usuels actes de diligence diplomatique de l’ambassade de France). Cette puanteur nous monte au nez jusqu’à la vomissure.
C’est la guerre voyez-vous?
Et puis ce temps qui passe…
Chacun affûtant ses armes dans la bourrasque du fond de son trou, prêt à livrer la prochaine bataille.
Pour les « émergents » elle se donnera le 17 août à l’occasion de la fête nationale d’indépendance. Ce sera l’occasion pour eux de glousser avec fierté autour  de la dite lettre de Macron, fixée au mat duquel aura été bien avant décroché notre digne « vert-jaune-bleu ». Et comme à leur habitude, avec la dextérité d’imbéciles-heureux, ils s’appliqueront au ridicule d’une énième propagande « kounabélistes » désuète témoin de leurs incapacités.

Quant à nous autres, à l’autre bout de leur horizon, nous nous attellerons à préparer avec ardeur la commémoration de cette date du 31 août, qui figure désormais comme l’unique célébration qui vaille, tant elle désigne la résistance d’un peuple au néo-colonialisme « bongoïsant » et « françafricain ». Convergeons donc tous des 4 coins de la France, de la Suisse, de la Belgique vers Paris, pour réactiver ce feu dévorant de la liberté.
Je suis confiant que ce jour réservé à la mémoire de nos martyrs sera une bien belle fête, tant il est heureux de voir combien mon fil Watshapp  crépite comme aux toutes premières heures de la résistance. C’est donc la preuve d’une maturité politique du peuple acquise au prix d’une persévérance dans la lutte. Il nous faut maintenir ce statu quo pour que monte dans toutes les couches de la population, cette très sainte colère libératrice. Le déclassement économique obère les caisses de la junte et assez vite, viendra dissoudre les derniers liens de la dictature avec l’armée notre plus grand obstacle à la victoire.
Attendons bien droit dans nos bottes que cela se fasse, sans pour autant, nous laisser distraire par toute cette agitation orchestrée d’en haut.
Résistance! Résistance! Résistance!