J’ai écouté la dernière logorrhée  baveuse d’Ali Bongo (Cf.ci-dessous) qui par des circonvolutions verbeuses aura tenté de nous expliquer que toute notre légitime détestation de ses crimes abjectes au lendemain du hold-up électoral et, toutes les dispendieuses tentatives désespérées de nous les faire oublier par d’indignes distractions footballistiques, ne seraient de notre part ni plus ni moi, que l’expression de « la haine de soi ».

C’est culotté!
C’est fort du café n’est-ce pas?
Pendant qu’on s’apprête à commémorer la mort de nos frères tombés sous les balles de ce diabolique personnage, voilà qu’il pousse le vice en nous faisant la morale sur le sens profond de l’amour de la patrie.

Elle est où la haine de soi quand on se fait tirer à balle réelle parce que l’on a juste contesté la plausibilité d’un score stalinien qui consacra le fils Omar qui pendant 7 ans s’est amusé avec nos deniers?

Elle est où la « haine de soi » quand on refuse de se joindre à la farce d’un régime illégitime qui construit des stades et tire sur des jeunes qui ne demandaient que plus de salles de classe?

Elle est où la « haine de soi » quand une jeunesse éduquée refuse le discours éculé des dictateurs qui nous vendent cette idée de deux démocraties, une pour les blancs évolués et l’autre « ya bon banania » pour les pauvres petits nègres trop sauvages pour comprendre le mécanisme simple du suffrage universel (Un homme, une voix)?

Voici que Saint Ali se drape désormais dans la toge du « panafricaniste » amoureux de son pays alors qu’il entretient encore ce système mafieux légué par son papa Omar qui lui permet de réserver 18% des revenus de la rente pétrolière à lui et son clan.  Il veut nous arracher la larme à l’oeil en s’essayant à un méa-culpa en qualifiant de « faux pas » tous les nombreux mauvais choix des 7 années de son dernier mandat. L’exemple de la transformation du bois au pays ne nous dit rien au sujet des biens toujours et encore mal acquis qui permette à son épouse Sylvia de jouer à la princesse marocaine dans les grands palaces d’Europe.

Oui nous haïssons tout ce qu’il représente lui et la cohorte de « mogabiste » qui bâtisse son empire « vampireux ». Nous avons la haine de ce Gabon du plus fort c qui retient arbitrairement Bertrabd Zibi et Landry Amiang Washington sans jamais qu’il n’ait eu de procès. Nous haïssons ce Gabon là!

Nous ne participerons pas à cet effort collectif demandé à cette proposition de la junte de ménager notre combat. J’en appelle donc à la société civile, aux syndicats de poursuivre l’effort jusqu’à l’effondrement de ce royaume Bongo bâti sur les dépouilles de nos frères assassinés. Ne laissons pas ce pays aux mains de Claude Billy Bie Nzé et tous ses vautours qui se repaissent de nos chaires. Cet appelle est un aveu de faiblesse qui démontre la fragilité de ce système construit sur le mensonge et la cupidité.
Résistons! Résistons! Résistons!