Prologue

J’ai écris ce billet en février dernier (2017). Depuis la bande à Ali Bongo semble seulement réagir maintenant. Seulement maintenant… Juste un peu… Enfin bref! Des bouts des lèvres.

Le dernier « Conseil des Milices » de la junte, vient en effet, pour la première fois de condamner les comportements imbéciles des rédacteurs du torchon pro-gouvernemental L’UNION qui dans sa dernière production a touché le fond de « l’imbécilitude » testiculaire.

Caricature de Lybeck dans la publication de l’Union du 16 novembre 2017

Je vous donne in extenso la réaction des néo-féministes de la junte au pouvoir.

« Sur un tout autre plan, le Conseil des Ministres appelle de nouveau les médias à la retenue et au respect de l’éthique et de la déontologie, en évitant notamment de mettre en scène des comportements qui peuvent s’apparenter à de l’incitation à la violence, une violence qui, plus est, serait basée sur le genre et dont les principales cibles sont les Femmes.
Au moment où la lutte contre les violences faites aux Femmes et à toute autre catégorie de personnes est une problématique mondiale, le Conseil des Ministres dénonce ces attitudes et interpelle de ce fait la population à plus de discernement ».

Sources: Communiqué Final du Conseil des Ministres du Jeudi 16 Novembre 2017

Vous noterez cependant le silence du CNC (Conseil Nationale de la Communication) qui sait se montrer pourtant trépidant quand il est question de  rappeler à l’ordre la presse d’opposition. Je vous rassure pauvres misérables « femelles », aucunes sanctions ni de prêt ni de loin ne sera prises contre les scribouillards de cette honteuse feuille de… manioc. Pff!

Ma publication  de février 2017 sur le traitement réservé aux femmes par le caricaturiste en chef du journal de propagande de la dictature Bongo

Je n’en peux plus des caricatures misogynes de Lybeck. Les femmes y sont toujours représentées dans des gribouillages quasi pornographiques sous des angles avilissants: Les attributs sexuels bien en évidence, alors que les hommes n’ont jamais été dessinés le phallus en appendice. Allez savoir pourquoi?
Et puis, elles y sont souvent réduites à des sous-êtres dépendants des hommes comme pour entretenir ce paradigme destructeur dans la tête de nos jeunes filles. Il véhicule des clichés faux de la femme gabonaise qui ne correspondent en rien à nos « gabonitudes ».
Je sais très bien que le genre veut que l’on force un peu le trait par convention, mais la déontologie journalistique oblige à plus d’exigence.

En effet, il ne s’agit pas d’œuvres satiriques artistiques comme peut le faire Pahé (Qu’on l’aime ou ne n’aime pas) mais bien de dessin de presse dans le quotidien officiel d’état.
90% des ethnies gabonaises sont matriarcales, c’est à dire que la filiation se fait par la femme. C’est pour cette raison entre autre que la femme occupe une place respectable dans notre société (Même chez les fangs pourtant patriarcaux, les femmes jouissent d’un grand respect au point que certaines sont même cheffes de village). Lybeck à chacun de ses coups de crayons entretien cette image dégradée de la femme qui ne correspond en rien à nos valeurs gabonaises.
Je m’étonne qu’aucunes femmes n’ai réagit jusqu’alors et que la supposée Première Dame d’entre elles, au lieu de se pavaner dans les salons feutrés mondains, n’ai jamais dénoncé publiquement ce fait.
Nous pouvons arrêter ce prosélytisme sexiste en écrivant à la rédaction de l’union pour que cesse la « chosification » de nos sœurs, de nos filles, de nos mères. C’est aussi ça le combat contre le système Kounabéliste de Bongo Ondimba qui encourage la dépravation des mœurs ( MotoShow et car washing, Carnaval brésilien et son lot de strings panthère et de paillettes sur seins nus, etc).
Vous pouvez écrire directement à la rédaction de l’Union ici: http://www.union.sonapresse.com/contact